Un audit mené récemment par Snakkar auprès de dix TPME françaises actives à l’international met en lumière une réalité préoccupante : la réputation des PME françaises à l’étranger est largement dégradée. Plusieurs facteurs majeurs expliquent ce phénomène.
De nombreux collaborateurs, du commercial à l’accueil, maîtrisent mal la langue anglaise, principale langue des affaires internationales. Cette faiblesse génère un manque d’aisance, de précision et de confiance dans les échanges, conduisant à des incompréhensions et à des opportunités commerciales manquées. Selon une étude de l’American Center, 11% des PME françaises ont déjà perdu des contrats à cause d’un déficit en compétences linguistiques. Guillaume le Dieu de Ville, cofondateur de Lingueo, souligne aussi que la montée en compétence linguistique est aujourd’hui cruciale pour réussir à l’export et pénétrer des marchés comme les US.
Exporter ne se limite pas à traduire son site web ou à trouver un distributeur local. Comprendre les codes culturels des pays cibles est indispensable pour éviter les erreurs relationnelles, débloquer les négociations et développer des partenariats durables.
Le succès à l’international nécessite une stratégie commerciale approfondie basée sur une bonne connaissance du terrain, au-delà des simples traductions. Le CEPII rappelle que cette connaissance inclut les langues locales, les attentes des clients et les pratiques business qui varient d’un pays à l’autre.
Le bac avec une bonne note en anglais ne garantit pas une maîtrise fonctionnelle dans le contexte professionnel. Sur le terrain, les recruteurs constatent souvent que leurs candidats dits “bilingues” ne sont pas capables de tenir une conversation d’affaires fluide.
Lorsqu’une entreprise dispose de collaborateurs réellement bilingues, ces compétences stratégiques ne sont pas toujours valorisées, ce qui constitue une perte considérable. Valoriser et intégrer ces ressources est un levier-clé pour améliorer la compétitivité à l’international.
Ce constat touche au rayonnement international de la France et à la capacité de ses entreprises, particulièrement des PME, à défendre leurs intérêts sur la scène mondiale.
Ainsi, pour redonner à nos PME françaises une réputation solide à l’étranger, les solutions passent par :
– La formation linguistique professionnelle sur mesure.
– L’intégration systématique de la dimension interculturelle dans les stratégies d’export et de communication.
– La valorisation des talents maîtrisant les langues étrangères.
– L’adoption d’une vision stratégique locale et multilingue des marchés internationaux.
Au-delà des compétences linguistiques, c’est toute une vision de la compétitivité française qu’il faut réinventer.
Car la langue n’est pas un simple outil de communication : c’est un levier de soft power, un vecteur de confiance et une porte d’entrée culturelle sur les marchés étrangers.
Lorsqu’une entreprise française s’exprime dans la langue de son partenaire, elle envoie un message clair :
“Nous respectons votre culture. Nous voulons bâtir une relation durable.”
C’est la première brique d’une diplomatie économique solide — celle que pratiquent déjà les Allemands, les Coréens, ou les Japonais, pour qui la compétence linguistique fait partie du capital professionnel.
L’amélioration du rayonnement international ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des PME.
Elle exige une mobilisation conjointe des acteurs économiques et éducatifs :
Sans cette coordination, la France continuera à perdre des parts de marché… faute de savoir dire les bons mots, au bon moment, dans la bonne langue.
Regardons ailleurs.
L’Allemagne a investi massivement dans la formation linguistique professionnelle dès les années 2000.
La Corée du Sud a fait de l’anglais et du mandarin des priorités nationales pour son développement export.
La Suède a intégré la pratique multilingue dans toutes ses écoles techniques.
Résultat : des entreprises plus adaptables, plus confiantes et plus respectées sur les marchés mondiaux.
Et la France ?
Elle dispose d’un patrimoine linguistique et culturel exceptionnel, d’un réseau d’entreprises dynamiques, mais peine encore à parler au monde avec la justesse qu’il attend.
Notre mission chez Snakkar est justement d’aider les entreprises françaises à franchir ce cap.
En travaillant sur trois axes :
Apprendre une langue, c’est bien plus que parler.
C’est penser autrement, écouter différemment, et agir avec justesse.
La réputation internationale des PME françaises ne se rétablira pas à coups de slogans, mais par la qualité des échanges humains.
Chaque phrase, chaque email, chaque réunion est un acte diplomatique.
Et si la France veut retrouver son influence, elle doit d’abord réapprendre à parler au monde.

Je suis Marcus, fondateur de SNAKKAR et polyglotte passionné. J’enseigne plusieurs langues (anglais, chinois, norvégien, suédois…) et je mets l’accent sur l’interculturalité.
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